Jazz In Lyon

La Revue De Disques – Août Septembre 2022

GOLIA / SANTACRUZ / CALCAGNILE . To live and breathe

Darktree Records

Vinny Golia : saxophone soprano, piccolo
Bernard Santacruz : contrebasse
Cristiano Calcagnile : batterie

https://vinnygolia.com/


KIM MYHR . Sympathetic Magic

Hubro

Kim Myhr : guitares électriques (6 & 12 cordes), orgue, basse, synthétiseurs, voix, drum machine
Hans Hulbaekmmo : batterie, percussions
Michaela Antolova : batterie, percussions
Ingar Zach : gran cassa, timpani, percussions, vibrating speakers
Adrian Myhr : basse, guitares électriques (6 & 12 cordes) additionnelles
Anja Lauvdal : orgue et synthétiseurs
Havard Volden : guitares électriques (6 & 12 cordes) additionnelles
David Stackenas : guitares électriques (6 & 12 cordes) additionnelles

Si vous jetez un œil au line-up ci-dessus, vous noterez d’entrée que les guitares électriques et les percussions sont étonnamment surreprésentées. Il restait à voir ce qu’à l’écoute nous ressentirions. De fait, ce sont les orgues de Kim Myhr qui tiennent une place prépondérante. Et c’est autour d’elles que les nappes électriques des guitares évoluent, comme les percussions d’ailleurs. Il émerge de cette somme instrumentale des courants fluides qui s’enroulent autour d’une atemporalité cosmique qui engendrent une continuité riveraine du rêve sous sa forme la plus absconse, quand tout s’avère diffus, incertain, et que la part du réel peine à s’affirmer. A tout le moins, l’ambiance de ce disque porte en son sein une originalité qui flirte allègrement avec la fantasmagorie. S’ajoutent à cela, ici et là, quelques voix floydiennes qui articulent des mélodies simples sur des rythmiques souvent obsédantes qui nous ramène vers la richesse des expériences musicales seventies qui ont bercées notre jeunesse. De temps à autre le caractère évanescent de l’ensemble sonore s’alourdit grandement, comme pour souligner le corpus idéique du compositeur. Nous nous sommes laissés happer sans effort par le travail de Kim Myhr. En un mot : surprenant.

https://www.kimmyhr.com/


D.MORONI / J.LUNDGAARD/ L.PEARSON . There is no greater love

Storyville

Dado Moroni : piano
Jesper Lundgaard : contrebasse
Lee Pearson : batterie

Enregistré en public en 2016 dans le célébrissime Jazzhus Montmartre de Copenhague, le trio mené par le pianiste italien Dado Moroni, avec le vétéran Jesper Lundgaard à la contrebasse et le versatile batteur américain Lee Pearson, propose un jazz classico-classique, avec quatre quatre et tout et tout, qui s’avère être pour le moins plaisant. Le jeu du pianiste qui inclut des tournures plus contemporaines rehausse l’ensemble, histoire de signaler à tous les auditeurs que nous sommes bien au XXIème siècle. Cinq belles relectures de standards et une composition du leader, jouées avec l’énergie du live, forment un ensemble cohérent qui ne manque pas de jus. Nous aurions passé une bonne soirée entre potes au Jazzhus, à coup sûr. De là à mettre le disque sur nos étagères, c’est moins sûr. Non pas qu’il démérite, mais il y en a tant… A vous de voir.

https://fr-fr.facebook.com/dadomoroni


HORACE TAPSCOTT QUINTET . The quintet

Mr Bongo

Arthur Blythe : saxophone alto
David Bryant & Walter Savage Jr. contrebasse
Horace Tapscott : piano
Everett Brown : batterie

https://en.wikipedia.org/wiki/Horac…


 

MANU LE PRINCE . Children inthe night

Frémeaux associés

Manu Le Prince : chant, piano, percussions
Irving Acao : saxophone
Leonardo Montana : piano
Felipe Cabrera : contrebasse
Lukmil Perez : batterie
plus quelques invités

Hommage à Wayne Shorter (qui a adoubé le travail de la chanteuse pour l’occasion), le nouveau disque de Manu Le Prince, si tant est qu’il soit fidèle au légendaire saxophoniste, sait s’en démarquer et avancer sur des territoires plus personnels et relatifs au parcours de la chanteuse. De cette balance entre ces deux pôles nait l’équilibre qui caractérise cet enregistrement. Sur une musique sans fard, la voix de Manu Le Prince pose son grain et les paroles qu’elle a composées. Chacun des musiciens donne sa ligne au profit d’un ensemble tout à fait harmonieux. Les titres défilent en souplesse et l’on pourrait même penser que le groupe les joue depuis longtemps car ils sont pétris d’une belle empathie. Entre jazz et racines brésiliennes bien mêlés, le propos ne manque jamais de saveur et ne déçoit pas l’oreille qui l’écoute.

https://manuleprince.com/


SARAH BERNSTEIN . Veer quartet

New Focus Recordings

Sarah Bernstein : violon, composition
Sana Nagano : violon
Leonor Falcon : alto
Nick Jozwiak : violoncelle

http://sarahbernstein.com/

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